Soutien urgent de l'Etat: toutes les actualités sur liberte-algerie.com

Le think tank Care pense que les licenciements peuvent être évités grâce aux contributions directes du gouvernement aux entreprises.

Le Cercle d'action et de réflexion sur les entreprises (assistance) a formulé une série de recommandations à mettre en œuvre d'urgence pour "la sauvegarde des entreprises et des emplois menacés par la crise sanitaire de Covid-19". Dans une raison intitulée "L'entreprise et le citoyen face à Covid-19. Comment faire face aux urgences immédiates", il est suggéré de réduire considérablement le taux directeur de la Banque d'Algérie de 3,5% à 2% afin de réduire le coût effectif des prêts en cours et ceux contractés depuis le 1er janvier 2020.

Il propose également de reporter les échéances des banques et des sociétés de crédit-bail d'au moins 6 mois, sans pénalité, et de supprimer les intérêts de la période. Care accompagne également l'approvisionnement des entreprises en cash jusqu'à 3 mois de chiffre d'affaires, le financement des opérations pour permettre une reprise rapide de leurs activités, ainsi que la place d'un mécanisme de crédit garanti par l'Etat comme celui qui s'est fait en partout dans le monde. Le cercle de réflexion évoque la nécessité d'éduquer, à travers la Banque d'Algérie, les banques commerciales afin d'introduire des programmes de soutien d'urgence à toutes les entreprises qui en font la demande.

Il recommande également de suspendre toute saisie des actifs des sociétés par les banques et autres créanciers pendant au moins 6 mois en raison de défauts de paiement. À un autre niveau, Care exige le renouvellement automatique des polices d'assurance pour les entreprises bénéficiant d'un soutien public direct à hauteur de 80% de la prime. Pour les charges fiscales et sociales, l'association qui regroupe des experts et des opérateurs économiques, demande la suppression pour une période d'au moins 6 mois des charges sociales des employeurs et travailleurs indépendants, ainsi que d'autres charges actions en justice sociales et semestrielles des services fiscaux et parafiscaux (Cnas-Casnos) contre les entreprises.

Il demande entre autres une exonération "pendant au moins deux ans, sans pénalité et automatiquement de la dette sociale des entreprises en difficulté", pour accélérer le remboursement de l'excédent de TVA en amont et le report à 2021 de tous les contrôles fiscaux prévus. Care estime qu'il est nécessaire "d'encourager les entreprises du secteur informel à formaliser si elles souhaitent utiliser les mécanismes de soutien mis en place par l'Etat" et "à envisager une procédure d'amnistie fiscale pour cette catégorie d'entreprises". Pour la protection des travailleurs et des citoyens, le think tank demande à étendre à la CNAC la période de "congé obligatoire" ou de "chômage technique". La couverture des congés payés doit être étendue aux travailleurs indépendants.

Care estime qu'il est possible d'éviter les licenciements avec la contribution technique directement aux entreprises, pour soutenir l'Etat à 80% du salaire du salarié en congé anticipé payé. Le groupe de réflexion appelle à la création d'un "revenu de solidarité" pour le segment le plus vulnérable de la population, y compris les chômeurs et les travailleurs du secteur informel.

Meziane Rabhi

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